Transport & Logistique : Transport routier National et International & Service Logistique, Stockage de palettes sur Amiens, Entreposage de marchandises dans la Somme
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Nouveau camion Vitadis
17 février 2022
Martial Libert

Actualités Ukraine – Vitadis, transporteur solidaire.

https://www.weo.fr/video/ukraine-la-solidarite-gagne-flixecourt-dans-la-somme/


Des paroissiens particulièrement généreux
Dès ce week-end, la paroisse de Flixecourt a organisé une première collecte qui a été particulièrement fructueuse. Plusieurs dizaines de sacs ont ainsi été déposées dimanche matin au moment de la messe. Les dons ont d’ores et déjà été pris en charge par le transporteur flixecourtois Vitadis, qui les acheminera vers la Pologne, où les associations humanitaires centralisent l’aide internationale.

https://actu.fr/hauts-de-france/flixecourt_80318/solidarite-avec-l-ukraine-l-appel-aux-dons-d-une-habitante-prend-une-ampleur-inesperee-a-flixecourt_49242722.html

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  INTERNATIONAL     (Article du Courrier Picard)

Amiens: Christophe et Guillaume, les convoyeurs solidaires des réfugiés ukrainiens

Christophe Vanthuyne et son fils Guillaume viennent d’acheminer dans leur fourgon des dons collectés à la cité scolaire nord d’Amiens, sur la frontière ukrainienne. Nous les avons accompagnés à bord jusqu’à Medyka, à 1800 km de leur village de Seux (Somme).

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Mis en ligne le 14/03/2022 à 07:30 

par Gaël Rivallain

Collectés depuis le 4 mars dernier à la cité scolaire nord d’Amiens ainsi que dans plusieurs collèges et lycées de la Somme, tous ces produits ont été triés, mis en carton et palettisés par près de 200 élèves mobilisés sur cette opération, dont ceux du lycée Romain-Rolland, engagés dans une formation de logistique.

Ils ont pour lier, ici, l’utile au pédagogique. Au total, la cité scolaire a collecté entre 1500 et 2000 colis, au profit des réfugiés Ukrainiens fuyant leur pays envahi par l’armée russe. Soit une vingtaine de tonnes de marchandises, réparties sur deux semi-remorques et l’utilitaire de Christophe Vanthuyne, lesté en plus d’une remorque flanquée de cette petite plaque de rue : « Chemin des potes »…

La taille du véhicule de Christophe et Guillaume est à la limite de ce que le village de Medyka peut absorber. D’ailleurs, les deux autres poids lourds (des sociétés Blondel et Vitadis) affrétés cette semaine par Centropolis aux départs d’Amiens et de Méaulte, ont dû être reroutés vers la capitale Varsovie. Là-bas, ils ont pu trouver un centre logistique plus grand. Nous finissons par être accueillis au centre sportif par des pompiers, des militaires et surtout beaucoup de civils polonais de la région affairés.

Combien sont-ils ? «  C’est incalculable  », traduit Mikolaj, un jeune homme de Wroclaw (Pologne), qui assure des allers-retours réguliers entre chez lui et Medyka. Dans la salle des sports, le plateau principal est reconverti en centre d’hébergement d’urgence d’une capacité de 420 lits pliants. Que des femmes et des enfants. «  Ils y restent 24 heures en moyenne, le temps de s’équiper en produit de première nécessité et de trouver une destination  », décrit Mariusz, un autre bénévole. Le temps aussi de reposer des organismes épuisés.

« On ne prend plus les vêtements ! »

Dans une autre salle attenante, le stockage de la nourriture laisse à peine de quoi circuler. À l’extérieur, des fourgons arrivent en flux continu. «  On ne prend plus les vêtements !  », ordonne un bénévole reconverti en chef de quai. Spontanément, la solidarité européenne a vidé ses placards dans les premiers jours de la guerre. Désormais, le dressing de la Pologne croule. Christophe et Guillaume s’affairent à retrier les cartons. La moitié restera dans le véhicule et la remorque. On nous presse de partir. Un belge lance un sac de couchage militaire à un pompier polonais. «  C’est le mien  », lui précise-t-il. On nous tuyaute.

À la sortie de Przemysil, sur le parking d’un supermarché, il sera possible de déposer le textile. Le conseil était bon. Mais quelle fourmilière ! Ici, partent des autocars pour des tas de destination, remplis de femmes traînant des valises à roulettes. Des camionnettes allemandes, et même britanniques tentent de se frayer un chemin. Nous réussissons à nous garer à proximité d’une sorte de dune de vêtements. Et à décharger les caisses. Que des mères de famille commencent déjà à ouvrir pour saisir le plus utile, surtout pour les enfants. Qui semblent encore plus petits au milieu de ce stock sauvage.

Même courte de deux heures à peine sur place, l’expérience ébranle nos chauffeurs. «  On se sent fatigués, mais aussi secoués de voir tous ces pauvres gens qui arrivent. Et qui font la queue à la frontière. Quelle tristesse  », résume Christophe. Qui ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec l’exode de 1940 en France, dont il a entendu parler jadis par quelqu’un qui l’a vécu. «  On voit vraiment ce qui se passe. Ce n’est pas des images à la télé. On voit aussi la solidarité à l’œuvre, ça fait plaisir  », complète Guillaume. Selon les Nations Unis, plus de 2,5 millions d’Ukrainiens ont déjà fui leur pays. Et au moment où le camion des Picards repartait de Medyka, le front de la guerre s’est avancé d’un coup vers l’ouest de l’Ukraine. Des frappes russes touchaient une base militaire proche de Lviv, faisant neuf morts et 57 blessés. À seulement 80 km de là.

(Photo : G.R)

https://premium.courrier-picard.fr/id287421/article/2022-03-14/amiens-christophe-et-david-les-convoyeurs-solidaires-des-refugies-ukrainiens

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